Batverse : visite guidée des versions françaises

Batman a été créé en 1939 par Bill Finger et Bob Kane aux Etats-Unis. Au cours des décennies, les différents récits de Batman ont été traduits en français par différents éditeurs. A la fin des années 1980, l’éditeur Comics USA propose des albums d’une qualité supérieure à tout ce qui avait été produit jusqu’alors. Ces éditions se feront en marge de la Batmania provoquée par le premier film de Tim Burton sortis en 1989.

Par la suite, d’autres éditeurs reprennent le flambeau : Semic, Soleil ou encore Panini mais c’est vraiment en 2012 que Batman trouve un éditeur digne de ce nom : Urban Comics, filiale de Dargaud (Média Participations). Une nouvelle étape est franchie. Les albums sont accompagnés de contenus rédactionnels resituant le contexte dans lequel les récits ont été produits. Ainsi, le lecteur lambda peut s’y retrouver dans l’univers complexe de DC Comics.

UN UNIVERS COMPLEXE

 

Avant de passer en revue l’ensemble des récits du batverse édités à cette heure par Urban, il est nécessaire de commencer par une petite explication sur la manière dont fonctionne l’univers DC Comics. En effet, entre le multivers et les bouleversements cosmico-scénaristiques, il est difficile de s’y retrouver. Car il existe plusieurs versions de Batman et des personnages qui l’entourent. Autant d’itérations différentes qui permettent aux scénaristes de réinventer certaines histoires et de redéfinir sans cesse le mythe.

MULTIVERS

Un des principes de base à comprendre c’est que l’univers DC Comics est avant tout un « Multivers ». Le Multivers est une multiplicité d’univers parallèles dans lesquels on retrouve, entre autre, des Terres avec des destinées différentes. Le concept de multivers n’a pas été inventé par les scénaristes de DC Comics. Outre le fait qu’il soit étudié par des scientifiques spécialisés dans la physique quantique depuis les années 1950, le multivers fut, dès le XVe siècle, le thème de prédilection de philosophes tels que Nicolas de Cues ou Giordano Bruno.

multivers-dc

Une des dernières représentations du multivers DC dans Convergence.

Dans l’univers DC cela se matérialise par plusieurs Terres où on retrouve des Batmen (pour le cas qui nous concerne mais il en va de même pour Flash, Superman et les autres personnages de l’éditeur) avec des destinées différentes. Le premier Batman, apparu en 1939 est né dans les alentours de 1914 et vit sur Terre 2, tandis que le Batman des années 1970 est né donc 30 ans plus tard et vit, lui, sur Terre 1.

En 1985, devant la multiplicité et la complexité croissante de tous ces récits, DC Comics décide, pour ses 50 ans d’existence, de remettre de l’ordre dans ce multivers en… le supprimant. Ce récit, intitulé Crisis of Infinite Earths (Crises des Terres infinies), a pour objectif de fusionner tous ces univers en un seul, non sans un certain panache. Ce gigantesque cross-over parcourt l’ensemble de l’univers DC, toutes époques confondues, et remet donc les compteurs à zéro.

Cependant, des histoires qui se déroulent dans d’autres univers parallèles continueront a être publiées, parfois dans la collection Elseworld ou dans Tales of the Multiverse. Même si elles ont disparu de la continuité officielle de DC Comics, les Terres Infinies continuent donc d’exister sur le plan rédactionnel.

Vingt ans plus tard, le multivers fait officiellement son retour à travers les séries Infinite Crisis (Crises infinies), permettant aux auteurs de donner un coup de balais dans les deux dernières décades.

>>> En savoir plus sur le concept de multivers

REBOOT

Depuis, DC utilise d’autres techniques pour rebooter son univers comme, par exemple, le Flashpoint. Dans cette mini-série, Flash bouleverse le continuum espace temps pour sauver sa mère. S’en suivra ce qu’Urban baptisera Renaissance (New 52 en version originale). Et ce, sur 52 mois consécutifs avant de subir un nouveau bouleversement baptisé Rebirth.

Vous l’aurez compris, cette approche est complexe. Le mieux pour pouvoir profiter des récits DC est de lâcher prise, de ne pas forcément chercher à tout comprendre tout de suite et à accepter le fait qu’il existe plusieurs Batmen différents. Il faut donc abandonner une lecture linéaire des récits et voir ce monde en cinq dimensions… Enfin, c’est pas obligé non plus.

ANTHOLOGIE ET ARCHIVES

Commençons par le commencement ! A travers ces deux collections, vous pourrez explorer les récits dits « pré-Crisis » (d’avant la Crise), la Crise des Terres infinies publié en 1985 et qui met donc fin au multivers.

Dans la collection DC Anthologie, on retrouve un album centré sur Batman et un autre sur sa Némésis : Le Joker. Ces albums, à la pagination importante, présentent une quinzaine de récits majeurs sur les 75 premières années d’existence de ces personnages.

Les deux albums de la série « La Légende », publiés dans la collection DC Archives, présentent le travail de Jim Aparo et Bob Haney sur la série The Brave And The Bold (Le Brave et l’audacieux) publiés dans les années 1970.

Bien qu’étant sorti dans une autre collection, l’album Dark Detective a principalement été écrit dans les années 1970. Cet album regroupe des épisodes publiés dans Detective Comics et est suivi d’une mini-série de 2005. Tous ont été scénarisés par Steve Englehart et évoquent la relation entre Bruce Wayne et Silver St Cloud pour qui ce dernier faillit tout abandonner.

Le Batman le plus intéressant de cette période est surtout celui du duo Dennis O’Neil et Neal Adams mais leurs récits ne font pas encore partie du catalogue d’Urban.

LES ORIGINES

En 1987, Frank Miller et David Mazzucchelli réalisent Année un pour le mensuel Batman, quatre épisodes retraçant les origines modernes (post-Crisis) du personnage. Ce récit révolutionne l’univers de chevalier noir et devient la pierre angulaire sur laquelle se construira plusieurs types de suites. Tout d’abord, il y a l’Année deux (1987) et sa suite, Full Circle (1991), dont l’intérêt est bien plus relatif et qui n’ont d’ailleurs pas encore été publiés par Urban.

Ensuite, dix ans plus tard, le duo Jeph Loeb et Tim Sale propose une autre suite à ce récit, à savoir les mini-séries Un Long Halloween (1996), Amère victoire (1999) et Catwoman à Rome (2005), publiés dans l’album Des ombres dans la nuit. Enfin, le duo de Scott Beatty et Chuck Dixon écrit deux mini-séries sur les « années un » des équipiers de Batman : Robin : Année un (2000) et Batgirl : Année un (2003).

SÉRIES PRINCIPALES

Passons maintenant aux séries principales. Ces récits sont généralement publiés dans les revues Detective Comics et Batman. Certains arcs importants s’étendent sur les autres revues comme Batman: Legends of the Dark Knight ou Batman: Shadow of the Bat… voir sur les titres des équipiers du justicier : Robin, Nightwing, Catwoman… C’est le cas de sagas comme Knightfall ou No Man’s Land.

ALBUMS ISOLÉS

En dehors des longues sagas, d’autres arcs plus courts sont publiés en album. Un deuil dans la famille (1988) raconte la fin tragique du deuxième Robin, Jason Todd, et est suivi d’un autre récit racontant l’arrivée du troisième Robin, Tim Drake. Le Fils prodigue (1994), se situe juste après Knightfall. Dans cet album, Bruce Wayne quitte Gotham après son combat contre Jean-Paul Valley et la laisse à son nouveau remplaçant : Dick Grayson qui après donc avoir été Robin puis Nightwing, devient le nouveau Batman pour la première fois, sur une courte période.

Silence (2002) de Jim Lee et Jeph Loeb introduit un nouveau vilain dans l’univers du justicier, un vrai manipulateur qui lui donnera beaucoup de fil à retordre. Un récit qui permet habilement de passer en revue nombreux personnages du batverse. L’Énigme de Red Hood (2005 et 2011) est un récit qui raconte le retour de Jason Todd. Sombre reflet (2011) met en scène le duo Dick Grayson/Batman – Damian Wayne/Robin face au fils psychotique du commissaire Gordon. Empereur Pingouin (2013) se situe chronologiquement après les événements de Flashpoint.

KNIGHTFALL (1992-1994)

Knightfall est un énorme arc publié au début des années 1990 dans lequel Batman/Bruce Wayne est vaincu par Bane et est remplacé par Batman/Jean-Paul Valley que Wayne devra ensuite destituer, le Valley étant un peu psychopathe sur les bords. Cette saga est précédée de deux mini-séries sur les personnages de Valley/Azrael et de Bane, sorties dans la collection DC Nemesis.

NO MAN’S LAND (1998-2000)

Tout commence par un tremblement de terre (Cataclysme) et puis Gotham se retrouve isolée du reste des Etats-Unis. Abandonnée par la majorité de ses habitants et devenue zone de non-droit, Gotham est aux mains de différents gangs en quête de territoires. Seules les forces de l’ordre conduites par Jim Gordon protègent encore les citoyens qui n’ont pas eu d’autre choix que de rester. Batman, lui, au début a disparu mais une nouvelle Batgirl fait son apparition dans la rue de la cité.

BATMAN & SUPERMAN (2004-2006)

Depuis des décennies, les deux super-héros les plus célèbres de l’univers DC font équipe. Jouant à fond sur le contraste ombre et lumière lié aux caractères des personnages, ces récits sont publiés dans différentes revues ayant pour nom World Finest, Batman/Superman ou encore Superman/Batman. Urban a publié pour l’instant la mini-série de Dave Gibbons et Steve Rude de 1990 sous le titre L’Étoffe des héros et la série scénarisée par Jeph Loeb, Superman/Batman (2004-2006).

LE FILS DE BATMAN/BATMAN RIP (2006-2008)

La période suivante développe plusieurs histoires qui s’articulent autour de deux récits principaux : l’arrivée à Gotham du fils de Bruce Wayne et de Talia Al Ghul : Damian, qui devient le nouveau Robin, et le combat que livre Batman contre une nouvelle organisation criminelle : Le Gant Noir, dirigée par le mystérieux Docteur Hurt.  Les scénaristes principaux de cette nouvelle épopée sont Grant Morrison et Paul Dini et la plupart des récits concernés sont publiés dans la collection DC Signatures.

RENAISSANCE (2011-2016)

En 2011, suite aux événement relatés dans Flashpoint, toute la continuité des séries DC est bouleversée. Les compteurs sont remis à zéro et les différentes revues recommencent aussi à zéro. Ces dernières, sous-titrées New 52, paraissent dans la collection Renaissance. Pour le mensuel Batman, c’est Scott Snyder et Greg Capullo qui sont à la manœuvre. Les récits ont pour thème la ville de Gotham et c’est aussi l’apparition d’une autre organisation secrète nommée La Cours des Hiboux (les hiboux sont des prédateurs pour les chauves-souris).

Au début, on a l’impression que la continuité n’a pas beaucoup changé pour le batverse mais au fil des 52 numéros des différents pubilcations, on se rends compte que c’est tout le contraire. Exit Knighfall et No Man’s Land, par exemple.

SÉRIES PARALLÈLES 

BATMAN : LÉGENDES DU CHEVALIER NOIR (1987-2007)

Batman: Legends of the Dark Knight est une revue mensuelle publiée entre 1989 et 2007 qui propose une vision plus adulte du personnage et généralement située dans ses premières années d’activités, faisant suite à Année un.

La Proie de Hugo Strange regroupe deux récits (1990 et 2001) publiés dans le mensuel. Gothique (1990) est paru en numéro 0 de la série Grant Morrison présente Batman. Il s’agit en réalité de son deuxième récit sur le personnage. Le premier étant Arkham Asylum.

BATMAN : AVENTURES ET NOUVELLES AVENTURES (1992-1997)

En 1992, la série animée Batman est diffusée sur les écrans. Cette série marquera l’univers du justicier et verra émerger parmi ses créateurs le fameux Paul Dini. Rapidement cette série aura son pendant comics book dont presque l’intégralité a été éditée dans la collection Urban Kids. La série Aventures correspond au design de la série de 1992 et Les Nouvelles aventures au design de celle de 1997.

BATMAN & ROBIN (2009-2016)

C’est la fin de la période post-Crisis, Bruce Wayne est laissé pour mort après son combat contre Darkseid et c’est son premier Robin, Dick Grayson qui reprend à nouveau la cape du chevalier noir. Il est accompagné dans sa mission par l’impétueux Damian, le fils de Bruce. Lors du retour de Bruce, ça devient un duo père-fils complexe.

BATMAN : LE CHEVALIER NOIR (2011-2015)

En 2011, DC Comics lance une nouvelle série assez sombre et réaliste initiée par David Finch et Jason Fabok avec des histoires généralement centrées sur un vilain et développées sur plusieurs numéros. L’intégralité des numéros (pré et post-flashpoint) a été publiée en cinq volumes.

MAXI-SÉRIES

A partir de la fin des années 2000, DC Comics propose des maxi-séries telles que Les Rues de Gotham, Batman Inc. ou Batman Eternal. Elles sont souvent conduites par des auteurs phares pour leur permettre d’insuffler leur vision de cet univers avec plus de liberté et sur plus de pages que dans les mini-séries habituelles.

Les Rues de Gotham ne propose que les épisodes scénarisés par Paul Dini avec les magnifiques dessins de Dustin Nguyen (Cinq épisodes sont manquants). Cette maxi série explore beaucoup d’éléments intéressants de l’histoire de la famille Wayne. Batman Inc. (2011-2013) de Grant Morrison, décrit le projet de franchise Batman dans plusieurs villes du monde, le tout financé, en toute transparence, par les entreprises Wayne.

ETERNAL (2015-2016)

Batman Eternal et Batman & Robin Eternal sont l’occasion pour Scott Snyder de redéfinir à sa façon un grand nombre d’éléments de la mythologie de Batman (grâce au Flashpoint), avec des traitements très différents pour des personnages apparus précédemment comme Spoiler ou Cassandra Cain ou encore d’approfondir un personnage qu’il a introduit dès ses premiers récits : Harper Row. La première série Eternal a été publiée chaque semaine pendant un an (soit 52 numéros) pour célébrer les 75 ans du personnage. Vu son succès, l’expérience a été déclinée sur le titre Batman & Robin Eternal.

RÉCITS ISOLÉS

Dans ce paragraphe, sont répertoriés différents romans graphiques ou mini-séries qui font en quelque sorte office de one-shot, n’étant pas forcément reliés à un projet qui pourrait en faire des séries.

MINI-SÉRIES ET ONE-SHOTS

La Saga de Ra’s Al Ghul regroupe les trois one-shots (1987, 1990 et 1992) sur ce personnage. C’est probablement un des plus intéressants, en lien avec la période O’Neil/Adam et levant le voile sur les mystérieuses origines de cet ennemi fascinant. Un des one-shot les plus connus est sans conteste Killing Joke (1988) du fameux Alan Moore qui divulgue avec subtilité les origines du Joker. C’est aussi dans ce récit que Barbara Gordon/Batgirl est agressée par le Joker et qu’elle perd l’usage de ses jambes.

La mini-série Le Culte (1988), de Jim Starlin et Bernie Wrightson raconte l’histoire d’un homme d’église qui manipule les sans-abris pour commettre des méfaits. Batman Vampire (1991) regroupe les 3 one-shots réalisés par Doug Moench et Kelley Jones dans les années 1990 où Batman affronte Dracula puis devient lui-même un vampire. Cette histoire se déroule bien sur dans un univers parallèle.

La malédiction qui s’abattit sur Gotham (2000) nous présente un Batman plus ancien qui sévit en 1920. Ce récit est de Mike Mignola qui avait déjà proposé une version d’un Batman de 1889, soit 31 ans plus tôt. Je ne suis pas en mesure de dire pour l’instant si il s’agit de la même version du personnage mais l’ambiance est sensiblement la même. Dans la mini-série Les Patients d’Arkham (2003), Batman a juste un rôle de figurant.

Les Tourments de Double-Face (2005) est une mini-série qui se focalise sur Harvey Dent et évoque certains éléments de son enfance. Dans Année 100 (2006), Bill Pope présente un très mystérieux nouveau Batman en 2039. Le Retour de Bruce Wayne (2010) de Grant Morrison raconte le voyage de Bruce Wayne à travers les époques pour retrouver les siens. La Splendeur du Pingouin (2012) de Gregg Hurwitz et Jason Aaron est une des premières mini-séries du New 52 qui a pour personnage central Oswald Cobbelpot, dit Le Pingouin. Little Gotham  (2012), par Dustin Nguyen et Derek Fridolfs, propose une vision très particulière du Batverse, plus manga, plus kawaï et chaque fois focalisée sur une festivité.

DES ŒUVRES PEINTES

En 1989, Dave McKean et Grant Morrison réalisent Arkham Asylum. Cet album est une véritable révolution visuelle. L’anglais, Dave McKean, illustre ses planches avec une technique mélangeant peinture, photo, tissu, relief… avec comme résultat des images à l’ambiance très forte, de véritables tableaux… A la même époque, d’autres auteurs proposent également des comics peints, comme Bill Sienkievitch ou Simon Bisley, à qui on doit un cross-over entre Batman et Judge Dredd, encore inédit chez Urban. Dans la même catégorie, on retrouve également Scott Hampton avec Des cris dans la nuit (1992) ou Lee Bermejo avec Joker (2008) ou Noël (2011).

ŒUVRES EN NOIR ET BLANC

La série des Batman: Black & White sont des recueils d’histoires courtes par différents auteurs de renom parues en 1996 et 2000.

BATMAN – ARKHAM ASYLUM/CITY/KNIGHT (2011-2016)

2009, Rocksteady Studios développe un nouveau jeu sur Batman : Batman Arkham Asylum, sur une histoire de Paul Dini, et c’est un carton. Deux suites et une préquelle sont produites les années qui suivent avec une qualité toujours au rendez-vous. C’est très logiquement que cette itération de Batman se retrouve adaptée dans son média d’origine : le comics. Des mini-séries qui se focalisent sur des éléments qui permettent de compléter l’intrigue développée dans le jeu.

 

BATMAN – TERRE UN (2011-2015)

Après le retour du multivers et le bouleversement du Flashpoint, les auteurs peuvent à nouveau redéfinir la genèse des personnages de ces terres d’univers parallèles. Et c’est ce que vont faire Geoff Johns et Gary Frank dans une nouvelle série de comic book qui paraissent en albums, à l’image des bandes dessinées européennes. Un album tous les 2, 3 ans… et pas de prépublication presse. Ce Batman de Terre Un est une approche qui va encore plus loin dans le réalisme avec un Batman en apprentissage, maladroit et peu sûr de lui mais toujours déterminé.

BATMAN – THE DARK KNIGHT (1996-2017)

Autant terminer en beauté avec un des musts de Batman : le Dark Knight de Frank Miller. Certes, les suites sont un peu moins intéressantes mais il est clair que Batman: The Dark Knight Returns (Le Retour du chevalier noir) a marqué les esprits en 1986, annonçant les prémisses d’un traitement plus réaliste et plus adulte. Strikes Again en 2001 (Le Chevalier noir frappe encore) semble être un prétexte pour faire revivre la Justice League et Master Race en 2016 (Le Chevalier noir maître des races… hum… pour l’instant titré Dark Knight III) étant en cours de parution, je ne me prononcerais pas encore. Une préquelle, Last Crusader, est déjà annoncée. Pour une mini-série qui ne devait pas avoir de suite, elle tend vraiment à se développer.

WISHLIST

Je finirai cet article par une petite « wishlist » car il reste bien sûr pas mal de récits à éditer ou rééditer chez Urban. Comme par exemple le dyptique de Matt Wagner Batman et les monstres/Batman et le moine fou (2006) qui est un remake d’histoires publiées dans les premiers numéros de Detective Comics.

Frank Miller et Jim Lee ont entrepris en 2005 de réaliser All*Star Batman, une série de comics sur les débuts du duo dynamique Batman & Robin. Certaines rumeurs laisseraient présager l’achèvement de cette suite tant attendue. Une série d’intégrales consacrée au duo O’Neil/Adams (1967-1974), avec les premières apparitions de Ra’s Al Ghul et Man-Bat, serait aussi une pièce de choix dans la batcollection.

Dans la série des crossover : les trois récits de Batman/Judge Dredd (1991) avec Simon Bisley sur le premier tome, en couleurs directes raviraient nos mirettes. Il y a toute une série d’autres crossover avec les personnages de Marvels, par exemple, ou ceux de l’univers cinématographique d’Alien/Predator. Le premier Batman/Aliens est tout de même dessiné par Berni Wrightson ! Urban pourrait même proposer une collection Crossover.

En couleurs directes, il y a aussi le Batman/Superman : Terreurs noires de Walter Simonson et Dan Brereton et son récit mystique ou encore Batman: Manbat (1995) de Jamie Delano et John Bolton qui aurait tout à fait sa place dans la collection DC Nemesis.

Mais aussi Les jeunes filles et la mort (2003) qui met en scène la rivalité entre Talia Al Ghul et sa soeur Nyssa. L’arc Jeux de Guerre (2004), chaînon manquant entre No Man’s Land et Le Fils de BatmanGotham au XIXe siècle (1989) de Mike Mignola. Ou encore La Lutte pour la cape (2009) qui raconte la succession pour le rôle de Batman et la rivalité entre ses sidekicks. Bref, il y en a plein ! Mais plein c’est pas tout. Et tout ce n’est pas rien… Et au fond si cet article vous a intéressé, ne vous fiez quand même pas à la vision de l’auteur qui l’a rédigé car après tout, ici, c’est pas Gotham City… Ici… ce n’est qu’un blog !

>>> En savoir plus sur Batman en visitant Batpedia

>>> Visitez le site d’Urban Comics

Crédits images : DC Comics/Urban Comics


 

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